jeudi 2 août 2007

Pocahontas (suite)

Mardi 31 juillet :

Ce matin, grasse matinée, on s’est levés moi, vers 9h et Clémence vers 10h. Une mise en route un peu longue nous a amenés vers midi.
Déjeuner : « Mauvaise bouffe ».
L’après-midi, nous visitons la vallée de la rivière Maligne : Successivement Canyon Maligne, Lac Médecine et Lac Maligne.
Le Lac Médicine, appelé ainsi par les Indiens, en raison du mystère qui fait que l’été, il y a un grand lac de 20 m de profondeur, et qu’en octobre, le lac disparaît pour laisser place à un petit cours d’eau. En fait, des fissurations du sol font qu’en période sèche (quand il fait froid) l’eau s’écoule dans le sous-sol pour ressurgir 17 kms plus loin, alors qu’en été, l’excédent d’eau ne peut pas être absorbé par ces fissures qui saturent, et forme un grand lac.
Encore des paysages extraordinaires, et sur le chemin du retour, un grand wapiti sur le bord de la route. Nous n’avons par contre vu, ni caribous, ni grizzlys.

Cliquez ici pour voir les photos

Pocahontas

Lundi 30 juillet :
Ce matin, nous avons quitté Cline River après le breakfast. Comme j’avais parlé de notre grand voyage, nous avons été le centre de la conversation, et dans l’obligation de beaucoup parler.
Route pour Jasper et Pocahontas : 250 kms. En chemin nous nous arrêtons plusieurs fois, Chutes Sunwapta, Glacier Athabasca, Glacier Columbia, Chutes Athabasca, Jasper.
Le Parc National de Jasper nous paraît plus sauvage que celui de Banff, et paradoxalement, moins fréquenté.
A Jasper, nous déjeunons, puis visons un salon de coiffure, qui, en plus, fait « ear piercing » : Nous y passons une bonne heure et Clémence se débrouille parfaitement en Anglais avec la coiffeuse, pour lui expliquer à la fois la longueur souhaitée, la « fringe », et le « piercing ». Je vérifie quand même que tout cela est stérilisé, aseptisé, et tout, et… c’est bien le cas.
Arrivée en fin d’après-midi à Pocahontas, coin perdu dans la montagne sur la route d’Edmonton. « Cabin » très confortable, 2 chambres, petit séjour et salle de bains.
Mais, cela fera 5 jours sans connexion Internet, puisque qu’il n’y en a pas ici non plus et que sur les conseils d’Alan nous avons décidé de passer une nuit dans un autre coin perdu et de raccourcir à une seule nuit le séjour à Kamloops. (Le trajet de Pocahontas à Kamloops faisant près de 500 kms, soit 6 heures de route).
Lessive à la « laundry » du complexe.

Cliquez ici pour voir les photos

Cline River


Samedi 28 juillet :
La matinée devait être consacrée à de grandes choses : Un piercing d’oreilles et une frange chez un coiffeur pour Clémence. La serveuse du breakfast nous avait donné une adresse, mais fermée. Je vise un marchand de sandwichs avec un magnifique anneau à chaque oreille : Nouvelle adresse, mais fermée aussi. On envisage un moment d’aller dans le salon d’un grand hôtel, genre Banff Spring, mais les cars de japonais et les embouteillages nous en dissuadent.
On quitte Banff un peu désespérés, en direction du nord, où on doit arriver sur la route de la Cline River près du Lac Abraham, dans un lodge perdu au bord du lac. Il n’y aura surement pas de coiffeur à cet endroit. On devra attendre Kamloops, voire Vancouver.
La région est belle, et nous avons en plus, un soleil éclatant qui nous donne un éclairage spécial, faisant à ces montagnes des couleurs de tableaux de Cézanne.
Nous arrivons au lodge vers 17 heures, accueillis par Alan et Madeleine Ernst, tous deux originaires de Suisse Alémanique, totalement écolos (énergie solaire, sanitaires sans eau - composting toilets, et pas d’Internet).
Dîner tous ensemble avec les autres clients, un couple de Canadiens d’Edmonton (lui originaire d’Allemagne), et un autre couple d’Américains (lui Vénézuélien d’origine, elle Docteur en Ecologie – Ph.D). Clémence et moi, essayons de nous accrocher pour suivre la conversation ou y participer : Pas évident. Bon repas, sorbet et mangues au dessert, vin et café.
Après le repas, nous nous sauvons vite dans notre chambre.

Cliquez ici pour voir les photos

vendredi 27 juillet 2007

Banff (suite)

Vendredi 27 juillet :
Aujourd'hui, nous avons refait la route de la Vallée de la Bow River, petite route parallèle à la Trans-Canada Highway, entre Banff et Lake Louise.
Nous avons commencé par la visite du Lake Moraine, où les cars de touristes dégorgeaient de japonais et de chinois. Puis nous avons visité le Lake Louise.
Toute cette région de Banff à Lake Louise est très touristique, stations de sports d'hiver huppées et très fréquentées l'été avec les lacs et les sentiers de randonnées. Les hôtels construits vers les années 1880 et rénovés ou agrandis dans les années 20 ressemblent aux anciens palaces des villes balnéaires françaises.
Les courbatures de la marche d'hier ne nous ont pas donné le courage de faire de très longues marches, et la visite des deux lacs convenait parfaitement.


Cliquez ici pour voir les photos

jeudi 26 juillet 2007

Banff (suite)

Jeudi 26 juillet :
Aujourd'hui, journée sportive, pour rompre avec 2 journées de transports (avion ou voiture). Nous avions prévu une petite marche de 2 heures avec l'ascension du Col Edith (Edith Pass), qui devait être facile : 4,8 kms et montée de 1000 à 1500 m (2 h d'après le guide). En fait soit nous sommes nuls, soit "l'ouvreur" est très fort, on a mis 4 heures et demie, ou alors ils comptaient 2 heures pour l'aller seul.
Bref, très fatiguant, et une agression permanente des moustiques qui s'abattaient sur nous et qui ne nous laissaient même pas le temps de rattacher les lacets défaits. Bien sur, comme ça devait être simple, ni eau, ni anti-moustique.
Bref, nous sommes arrivés là-haut en héros fatigués, et la descente a été tout aussi interminable.
Après quoi, ayant vite récupéré, nous avons estimé que ce n'était pas suffisant pour la journée et nous avons remis cela, pour 2 heures de marche, en visitant le Canyon Johnston, creusé dans la roche par 8000 ans d'érosion, et formant de jolies cascades "croquignolettes" d'après le guide du Routard. Je n'ai trouvé ce mot dans aucun dictionnaire, alors si quelqu'un en sait plus, je suis preneur d'une explication.
Enfin, pour terminer la journée, nous avons fait la route jusqu'à Lake Louise, où nous avons dîné avant de revenir à Banff.


Cliquez ici pour voir les photos

mercredi 25 juillet 2007

Banff

Mercredi 25 juillet :
Petite journée. A Calgary nous avons fait un tour à la Poste pour nous défaire de 2 ou 3 kilogs de guides, cartes et autres sur l'Alaska. Courte visite de la ville et route pour Banff.
C'est très beau, mais d'une part il y a foule de touristes, et d'autre part, après Kodiak on est un peu "blasés" comme dit Clémence qui pense qu'on n'aurait pas du commencer par le plus beau.

Cliquez ici pour voir les photos https://goo.gl/photos/PkNqAJoTrrX97tG26

Calgary

Canada
Mardi 24 juillet :
Journée d'avion, lever à 5h 30 pour un décolage à 8h en direction de Seattle. Avec 3 heures et demie de vol et une heure de décalage, nous sommes à Seattle à 12h 30.
Redécolage à 15 heures pour le vol de Seattle à Calgary : Une nouvelle heure de décalage horaire et 1h 30 de vol, on est à Calgary à 17h 30.
Le temps de louer la voiture et de faire la route vers Downtown Calgary, nous sommes à l'hôtel vers 20h.
Magnifique centre ville, immeubles très élevés, démesure à l'américaine (la ville est immense).
Clémence est fatiguée et ne veut pas sortir : Pour la première fois, je vais seul dans les rues, à la recherche de Chinatown qui n'est pas loin. Le centre-ville a l'air d'un quartier d'affaires, peu animé en soirée, et peuplé d'une jeunesse qui a l'air un peu paumée ; des mendiants, camés ou non, bref, je ne me sens pas trop en sécurité et je me souviens de mon expérience guyanaise ; j'aime marcher seul, et je n'ai pas peur de la rue, mais Clémence est seule à l'hôtel. Je dîne rapidement chez un chinois simple mais de très bonne qualité, et je rentre vite.
Demain, nous visiterons rapidement Calgary et nous ferons les 130 kms qui nous séparent de Banff.

mardi 24 juillet 2007

Kodiak (Uyak Bay)


Jeudi 19, vendredi 20, samedi 21, dimanche 22 et lundi 23 juillet :
Uyak Bay sur l'île de Kodiak : C'est l'histoire de la rencontre avec une île et avec un homme exceptionnel, Harry Dodge.
Kodiak est une île au sud d'Anchorage, au début de la série d'îles composant les Aléoutiennes, d'une superficie correspondant à celle de la Corse, et peuplée de 14000 habitants, dont 6000 à Kodiak City et 2000 "Coast Guards". Donc, 6000 personnes sur le reste de l'île où on dénombre environ 3000 ours. Kodiak est aussi appelée "l'île verte de l'Alaska", soit qu'il y pleuve sans cesse, soit qu'elle soit couverte d'une végétation épaisse.
Sur la partie ouest de l'île, se trouve Uyak Bay, sorte de fjord très profond, presque au fond duquel se trouve la petite île d'Aleut. On pourrait plutôt dire un îlet, parce que ce n'est guère plus grand que n'importe lequel des îlets du François à la Martinique.
C'est sur cet îlet qu'Harry Dodge a implanté son camp de base, constitué en plus de son habitation d'été avec sa femme Brigid, de trois chambres d'hôtes au confort spartiate (pas d'eau, pas d'électricité, pas de toilettes).
L'hydravion amerrit et s'échoue sur la plage, devant laquelle sont ancrés les deux bateaux de Harry, deux grosses barquasses en aluminium équipées de moteurs hors-bord.
Nous étions partis jeudi matin vers 8 heures, appréhendant un peu le vol après la tentative de la veille, avec un temps à peine différent de celui qui nous avait fait rebrousser chemin. De fait, impératif de contourner l'île et de voler à basse altitude, à vue, en suivant la côte.
Après un bien meilleur vol, personne n'ayant été malade, nous sommes donc accueillis par Harry et sa femme. Installation, petit déjeuner, explications sur le programme et sur la philosophie du trek ; puis tour de l'île à pied, déjà sportif car la végétation est très dense. Il y a en plus un phénomène assez important de marées qui fait que selon l'heure on passe ou on ne passe pas quelque part.
Après le déjeuner, le bateau est chargé et nous partons pour le fond du fjord, où nous allons camper pour trois nuits.
Les photos disent l'ambiance du séjour, accompagnés de nos deux guides et de nos trois français de plus en plus sympathiques, beaucoup de bonne humeur et de jovialité, tous avec une longue expérience des voyages, du camping, etc... Soirées autour du feu, marshmallows au bout d'un baton, coucher après des journées éreintantes, nuit sous la tente avec une température voisine de 8 à 10.
Les journées, à marcher dans ces paysages extraordinaires et à chercher l'ours.
Chercher l'ours, dans la conception de Harry Dodge, c'est s'intégrer dans un univers qui appartient à l'ours, et que l'homme doit s'efforcer de comprendre mais sans le déranger. Donc, chercher l'ours sans lui faire peur, l'observer en silence, et le quitter en s'efforçant de ne pas le stresser. Car l'ours n'est absolument pas le méchant et dangereux ours, c'est un animal sauvage dont l'homme est le seul prédateur, et dont le principal réflexe devant l'homme est la peur et la fuite.
Nos plus belles rencontres avec l'ours ont été les plus fortuites : Au détour d'un sentier, surprendre une femelle avec ses oursons. Sur une plage à marée haute, devoir escalader une falaise pour laisser passer l'ours, qui, autrement aurait du faire demi-tour apeuré.
Le respect de l'ours rend très difficile de le photographier. Nous en avons vu des dizaines, mais en faire des photos convenables nécessite des appareils équipés de téléobjectifs. Le zoom de mon petit Lumix est nettement insuffisant. Les rencontres rapprochées ont donné quand même de bonnes photos. Surtout, Jean-François Rouilleaux, un des français de l'équipe, m'a aimablement copié certains de ses meilleurs plans faits avec un objectif de 200 mm.
Le troisième jour a été consacré à la pêche au saumon. Les rivières en foisonnent, on les voit circuler dans une eau de cristal dont on remplit les gourdes. Beaucoup de prises dont une belle pièce d'environ 10 livres qu'on relachera parce qu'elle est moins bonne à manger (Dog Salmon). Ce jour là, je perds, à mon tour, la semelle d'une de mes chaussures, et je finis le trek dans une paire avec une pointure de moins, mais que j'arrive à chausser.
Retour à Aleut dimanche soir, douche sommaire avec un système de casseroles et de plaque chauffante qui fait aussi sauna, dîner de nos saumons, dernières conversations. Harry me dédicace son livre intitulé : "Kodiak et ses ours, une histoire de l'interaction entre ours et hommes dans l'archipel de Kodiak en Alaska".
Harry est biologiste, mais il a aussi un Master en Littérature (Fine Arts).
Nuit dans un vrai lit.
Vers 10 heures le bruit dans le ciel nous signale l'arrivée de l'hydravion. On quitte Aleut et ses habitants le coeur serré, mais contents aussi à l'idée de prendre une bonne douche le soir.
A Kodiak, nous filons au magasin de sport acheter des chaussures, puis à la laverie pour faire une lessive et tuer le temps qui nous sépare du vol de retour à Anchorage.
Demain, nous quittons l'Alaska pour la Colombie Britannique. Nous serons à Calgary en milieu d'après-midi.

Cliquez ici pour voir les photos

mercredi 18 juillet 2007

Kodiak City


Mercredi 18 juillet :
Mauvaise météo sur Kodiak. Après avoir attendu depuis 9 heures dans le hall de l'hôtel puis dans celui de la petite compagnie d'avion-taxi, nous nous sommes dirigés à 14 heures vers la base d'hydravions, sous une pluie battante, et un froid de canard.
Nous avons fait connaissance du groupe de Français qui sera avec nous : un couple et un homme seul. Sympathiques au premier abord.
Décollage enfin, dans un petit monomoteur assez vétuste : Le temps n'est pas beau, le pilote nous dit que la visibilité n'est pas suffisante pour qu'il traverse l'île, et qu'il devra longer la côte, pour en faire le tour. Il nous annonce un peu plus d'une heure de vol.
Après un quart d'heure, pendant lequel on est secoué et balloté au ras de l'eau, il nous annonce sa décision de rebrousser chemin, et de rentrer à la base. La française vomit son chocolat de première communion, son mari presque, et moi pareil.
Clémence est la seule qui semble avoir bien résisté à tout ça.
Pendant le vol de retour, et dans tout ce contexte, on survole une baleine, mais pas même le moral pour essayer de faire une photo.
Voilà ! On se réchauffe à l'hôtel et demain on recommence.

Cliquez ici pour voir les photos

mardi 17 juillet 2007

Kodiak City


Kodiak
Mardi 17 juillet :
Départ d'Anchorage ce matin à 9h40, pour un vol d'1h10 vers Kodiak. Petit avion à hélices d'une trentaine de place (Dash de Havilland). Départ et arrivée à l'heure. Kodiak City est un tout petit aéroport sans police ni douane, qui a un peu l'allure de Marigot Bay à Saint-Martin.
La ville est un port de pêche, avec des canaux et des docks partout. Ca pue un peu le mazout, ou parfois le poisson. En plus, il y a des travaux en ville, qui soulèvent pas mal de poussière.
On a voulu prendre un taxi à l'aéroport, mais le chauffeur, vraiment honnête, a préféré téléphoner à l'hôtel pour qu'on nous envoie la navette. Un peu plus tard, on l'a revu en ville, et il nous a donné une adresse de restaurant de poisson : Donc re-King Salmon.
Après quoi, en visitant la ville, Clémence a explosé ses chaussures de marche, dont la semelle s'est carrément décollée. Et nous voilà, clopin-clopant, à la recherche du (du seul) magasin de chaussures de la ville. Heureusement que ce n'est pas très grand. On trouve de bonnes chaussures de marche "Goretex" et tout, et comme c'est un magasin de sport, je vise aussi un super chapeau, 2 tee-shirts, et 2 ponchos. J'ai tellement chaud dans ma parka, que je pense ne pas la supporter quand on fera de grandes marches. Donc mon équipenent est remanié : Tee-shirt et sac-à-dos dans lequel je mettrai le poncho et une polaire s'il se mettait à faire froid.
Demain départ en hydravion vers la petite île d'Aleut dans Uyak Bay, pour le séjour d'observation des ours avec Harry et Brigid Dodge. Pour se faire une idée de ce séjour, ci-joint le lien sur une agence de voyage lyonnaise qui propose ce séjour : Terres oubliées Voir les jours 4 et 5 à 12, qui correspondent à peu près à ce que j'ai organisé avec Harry.
3000 ours pour 14000 habitants : Avec ça, on devrait les rencontrer !
Il y aura 4 autres personnes, peut-être des français(es), à ce que m'avait dit Harry.