lundi 13 août 2007

Vancouver


Dimanche 12 : Journée de voiture sous la pluie, de Quadra Island à Vancouver. Le petit ferry de Quadra à Campbell River, puis la route de Campbell River à Nanaïmo, et le ferry de Nanaïmo à Vancouver.
Notre hôtel est dans le quartier chinois de Richmond, au sud de Vancouver, pas loin de l'aéroport. Nous avons posé les valises, puis nous sommes allés rendre la voiture à l'aéroport, d'où nous sommes revenus avec la navette de l'hôtel.
Demain matin, réveil matinal pour prendre le bus de Vancouver à Seattle, et passer la frontière vers les Etats-Unis.
Nous nous arrêterons à Bellingham, pour prendre possession de la voiture que nous aurons jusqu'à Los Angeles. Nous serons à Seattle dans l'après-midi : B & B et pas de connexion Internet garantie !!

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Quadra Island



Samedi 11 : Farniente à Quadra, nous faisons très consciencieusement toutes les routes de l’île et découvrons les populations indiennes, leurs réserves, petits musées, grands totems, etc., et le concept canadien de « First Nations », le gouvernement canadien ayant adopté en 2004 des lois donnant à ces populations un statut et de nouveaux droits, tout cela après une "grande repentance".
On peut ainsi voir fleurir des totems dans les cimetières, à côté des petites églises. Un peu agaçant !!
Nous visitons aussi sur l’île de très nombreux ateliers d’artistes, peintres, sculpteurs ou potiers de très grande qualité.

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Johnstone Strait



Mardi 7 : Rendez-vous à 8h15 au bateau pour le départ de l’expédition. Le temps de charger le matériel, les vivres, et les bagages, nous partons vers 10 heures d’une marina qui accueille de somptueux yachts. Direction le nord du Détroit de Johnstone où se trouve le camp de base de notre expédition, en face de la Robson Bight Reserve, (zone protégée de 9 km de long sur 500m de large, où toute circulation de bateaux, toute incursion, même en kayak est interdite) et à proximité de la station d’observation scientifique des orques, qui travaille depuis 30 ans sur cette espèce animale.
En chemin, nous voyons un ours noir sur une plage.
Arrivée au camp de base vers 12h 45 : L’endroit est sauvage, protégé, inaccessible, et très beau. Nous allons y passer trois nuits de camping, avec des journées de kayak, parfois épuisantes, mais avec la grande satisfaction d’avoir les orques au rendez-vous. Le soir, c’est dîner tôt, feu de camp, marshmallows. Les tentes sont confortables, installées à demeure sur des estrades en bois, et le toit est doublé de bâches fixes.
Dès l'après-midi, mise en train, découverte du matériel, du site, ou du kayaking tout simplement : 2 heures et demie de « paddle ».

Mercredi 8 : Grosse journée de kayak, le temps étant très beau, nos guides décident de nous faire traverser le détroit, pour nous mettre au plus près de la Robson Bight Reserve. Journée épuisante de 6 ou 7 heures de kayak, mais avec la satisfaction de voir ces magnifiques orques qui font surface à 10 mètres de nos kayaks. Déception, toutefois, de ne pouvoir faire des photos satisfaisantes car l’orque fait surface pour replonger aussitôt, et le temps de la mise au point, on n’a que l’aileron alors que l’instant d’avant, on avait la masse entière de l’animal (« un autobus sur l’eau », dit Clémence). Nous rentrons au camp vers 20 heures, épuisés, car, dans l’après-midi, le vent s’est un peu levé, et la traversée du détroit prend bien 3 heures contre 2 heures le matin. Plus les distances le long des côtes.
Nous ne sentons plus nos mains, ni nos doigts, ayant pagayé toute la journée, de manière mécanique, « comme des robots », dit encore Clémence.

Jeudi 9 : Nous laissons partir les sportifs qui vont en kayak, visiter la station d’observation et nous décidons, avec deux autres personnes, de rester au camp : Nous avons la chance de voir passer des orques à 10 mètres de nous, sous le promontoire du camp de base. Pas de photos, l’appareil était sous la tente.
Nous voyons aussi un lion de mer qui nous fait le spectacle, en face de notre promontoire.

Vendredi 10 : Nous plions bagage pour reprendre le bateau vers midi. Le capitaine nous propose de remplacer la pause du lunch par une observation de groupes d’orques que la radio lui signale. Tout le monde accepte, et nous avons droit à un nouveau spectacle de ces géants. Là, j’arrive à faire quelques meilleures photos, en préparant la mise au point de l’appareil à l’avance, sur l’endroit où l’on devine que les orques vont surgir.
Nous arrivons à Quadra Island en milieu d’après-midi. Douche (enfin !), lessive au « laundromat » du coin, dîner et coucher.

Alors ces orques ? Elles sont de deux sortes : les résidentes du nord ou du sud de détroit de Johnstone entre l’île de Vancouver et le Canada, et les « transcients », (transhumantes ou nomades) qui migrent de ces mêmes régions vers le sud de la Californie. Les nôtres, les résidentes, se nourrissent essentiellement de saumons, les autres sont les dévoreuses de phoques et lions de mer. Organisées en société matriarcale, elles forment des clans et des petits groupes (« pods »), autour d’une femelle, doyenne du groupe. Compte tenu de leur petit nombre (100 dans le nord du détroit), elles sont connues et référencées : Elles ont toutes une généalogie et un nom. C’est l’attraction de la région : La VHF des bateaux ne parle que de leur signalement et de leur position dans le détroit.

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Quadra Island


Lundi 6 : Quadra Island.

Lundi nous avons fait la route de Tofino à Campbell River, d’où nous avons pris un petit ferry pour Quadra Island. Dix minutes de traversée.
Petit paradis que cette île, peuplée dans les années 60, par des hippies, puis devenue touristique, sans que ce soit encore l’invasion. Douceur de vivre, paysages tranquilles et apaisants, plages, eaux transparentes aux couleurs d’émeraude ou de jade. Notre logeuse, Susan Wilson, a beaucoup voyagé : Ses chambres d’hôtes sont décorées de photos de Chine, de Thaïlande et d’ailleurs.
De notre chambre, nous avons une vue splendide sur Rebecca Spit, lagune étroite couverte de sapins et donnant de chaque côté, sur deux longues plages de galets.
Après une visite de cette lagune, nous avons rendez-vous au meeting d’information de « Spirit of the West » avec qui nous allons passer quatre jours en kayak pour observer les orques. Nous faisons connaissance des autres participants du tour (nous serons onze), quatre canadiens et cinq américains. Nous apprenons qu’au camp, il y aura une guide québécoise, ce qui nous rassure un peu.
Nous allons dîner dans un des rares restaurants de l’île. Le trouvant complet, nous nous laissons orienter vers une mamie qui tient, dans la campagne, une boutique de « ice cream », et qui fait aussi, heureusement, des burgers et des hot dogs. Nous y passons un excellent moment en compagnie de gens du coin.

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dimanche 5 août 2007

Tofino


Dimanche 5 août :

Journée très calme : Un brouillard à couper au couteau a persisté jusqu'en fin d'après-midi.
Nous avons fêté les 14 ans de Clémence dans un bon restaurant de la région. Relais et Chateaux avec (aujourd'hui dimanche) "Salmon Buffet" : Saumon fumé artisanal de Tofino, et Barbecue de saumon, avec quelques petits légumes. Nous nous sommes resservis trois fois. Le cuisinier le grille devant vous comme vous le souhaitez. Assez super !!!
Vu la plage de l'hôtel à marée basse, avec des baigneurs et des surfeurs.
Avant cela, nous avions visité un jardin botanique un peu décevant.
Le reste de la journée : Selon le souhait de Clémence, "bulle" intégrale.

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JOYEUX ANNIVERSAIRE PETITE MENCHE!

Bisous de l'honorable PoufiShan à sa petite soeur.
A bientôt !!

Vancouver Island - Tofino


Samedi 4 août :

Nous avions pensé prendre le ferry de 10h30. En fait, peut-être à cause du week-end, ou du début de mois, nous avons fait trois heures de queue à Horseshoe Bay, le terminal des ferries pour Nanaïmo, en face, sur l'île de Vancouver.
La route de Whistler à Vancouver fait l'objet de travaux gigantesques pour les J.O.. Nous sommes arrivés au terminal vers 10h15, mais, il y avait déjà des centaines de mètres de queue. Nous avons eu un bateau vers 13 heures : Deux heures de traversée dans une mer très calme, mais avec un vent violent qui permettait difficilement de se tenir sur le pont.
Puis le temps du débarquement du bateau, la route de Nanaïmo à Tofino, nous étions à Tofino vers 18h30.
Premier contact de Clémence avec l'océan Pacifique, le superbe village de Tofino, très touristique, et au bout du monde. Notre hôtel donne sur un embarcadère d'où sont assurés toutes sortes de services et excursions : pêche en mer, observation des orques etc...
Nous dînons dans le restaurant de ce ponton : Clémence abonnée à son saumon sauvage, moi me délectant d'un crabe (une variété qui n'est pas le King de l'Alaska, mais dont le goût rappelle beaucoup celui du crabe de terre antillais : une merveille !).
Après le dîner, nous assistons à un retour de pêcheurs qui ramènent des saumons dont l'un pèse 35 livres. Séance de nettoyage de cette pêche miraculeuse, où des couteaux experts lèvent des filets en quelques secondes.
Sympa ! Tofino.

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samedi 4 août 2007

Whistler


Vendredi 3 août :

Aujourd'hui, route de Kamloops à Whistler : Nous avions quitté Kamloops vers 10 heures avec une route à faire d'environ 430 kms. Au départ de Kamloops, nous avons raté la sortie pour la Trans-Canada Highway, et nous trouvant derrière l'aéroport de Kamloops, nous avons vu sur la carte une petite route qui nous permettait de retomber sur l'autoroute un peu plus loin. Cela s'appelle "Tranquille Road".
Nous décidons de ne pas faire demi-tour et de continuer sur cette route. Nous trouvant sur un chemin de plus en plus petit, et de moins en moins entretenu, nous demandons à un brave cow-boy sur le bord de la route, si le chemin conduit bien à Savona, et si on peut bien, par là, rejoindre la Highway. Il nous confirme que oui, que la route sera en gravillons, mais qu'elle est praticable, et qu'on devra longer le Red Lake.
Donc, nous voilà partis sur une route avec des ravins de tous les côtés, un paysage superbe, des biches qui sortent de partout, pas beaucoup de signalisation, une rare voiture de loin en loin, et deux heures plus tard, les mêmes sur leur route de montagne. Finalement, un petit panneau indique Savona. On pense être arrivés, mais cela prend encore une bonne heure. Bref, on arrive quand même au bout, et on reprend notre Highway. Nous aurons passé plus de 2 heures dans la montagne et fait plus de 100 km.
Enfin, Kamloops nous aura quand même donné un peu d'émotion, et c'est très bien...
Très belle route de montagne ensuite, jusqu'à Whistler, avec un arrêt déjeuner dans une sorte de saloon à Lillooet.
Arrivée à Whistler dans une effervescence étonnante. Nous découvrons que Whistler sera village olympique lors des Jeux Olympiques d'Hiver en 2010. Hôtels sur hôtels, restaurants, boutiques, rues piétonnes, etc...
Nous ne trouvons notre hôtel qu'après un arrêt au Visitor Center.
Dîner sympa dans un restaurant animé d'une des rues piétonnes.

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jeudi 2 août 2007

Kamloops

Jeudi 2 août :
Quand j'avais 18 ans, j'avais rêvé Kamloops : A la jonction de 2 rivières, la Compagnie de la Baie d'Hudson avait installé ses entrepôts où les trappeurs et les coureurs des bois venaient livrer leurs fourrures : castors, loutres, hermines, renards et autres s'entassaient dans les dépôts. Après une bonne cuite, une nuit dans le lit d'une fille qu'on paye, et parfois un bain, ils repartaient dans leurs bois. Ils avaient fait le plein de poudre, de cartouches et d'outils pour réparer leurs pièges ou en fabriquer d'autres. Ca sentait bon le bois, les mules, la soupe chaude.
J'ai si peu reconnu mon rêve de Kamloops : Une petite ville poussiéreuse et ennuyeuse sans intérêt ; aucun bâtiment ancien, pas d'âme, rien... Nous avons cherché le musée de la ville, où à part quelques vestiges indiens, nous n'avons trouvé que les débuts du chemin de fer et les premières voitures.
Tout cela sous un soleil de plomb.
Bref, si vous voyagez en Colombie Britannique, vous pouvez louper Kamloops, qui n'a vraiment pas d'intérêt : Ou comment meurent les fantasmes...

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Clearwater

Mercredi 1er août :

Nous avons quitté Pocahontas vers 10 heures, avec comme objectif de faire la route jusqu’à Clearwater (150 km au nord de Kamloops), en nous arrêtant pour une dernière visite dans la Parc de Jasper, au Glacier Edith Clavel.
Beau site que ce glacier qu’on atteint après une petite route en lacets longue de 15 km, et une ascension vers le pied du glacier, qui demande une demi-heure de marche. Le paysage est magnifique. On voit un petit lac avec des icebergs, qui sont les parties effondrées du glacier.
Vers 13 heures, on prend la route de Kamloops, qui descend longuement des sommets des Montagnes Rocheuses, vers le versant occidental de la Colombie Britannique. Là, le paysage est plus vallonné, la végétation change et on perçoit le mélange des espèces végétales, dont certaines tirent sur le rouge, donnant l’idée de ce que peut être cet endroit en automne : La Colombie Britannique telle qu’on la voit en cartes postales.
Après quatre bonnes heures de route, nous arrivons à Clearwater, où nous nous arrêtons pour dîner vers 17 h 30. En fait entre l’Alberta et la Colombie Britannique, il y a une heure de décalage horaire et il est 16 h 30. Nous dînons quand même et nous arrivons au Nakiska Ranch, dans le Parc Wells Gray, vers 18 h 30.
Accueil en français, on nous donne un plan du Parc, et nous ressortons visiter les Chutes Helmcken, hautes de 141 m (3 fois les chutes du Niagara) et 4èmes plus hautes du Canada.
Comme prévu, toujours pas d’Internet...

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